Dans la capitale française, certains habitants ont trouvé une méthode astucieuse pour arrondir leurs fins de mois : transformer leur domicile en point relais colis. Cette pratique, qui peut rapporter jusqu’à 200 euros par mois, séduit de plus en plus de Parisiens. Mais comment fonctionne-t-elle exactement ? Quels sont les avantages et les inconvénients de cette activité ? C’est ce que nous allons découvrir dans cet article. Alors, si vous êtes curieux de savoir comment ces citadins tirent profit de leur logement pour augmenter leurs revenus, restez avec nous. Vous pourriez bien être tenté d’adopter cette stratégie à votre tour.
Le domicile comme point relais : une tendance en vogue à Paris
À Paris et en Île-de-France, un phénomène nouveau prend de l’ampleur : la transformation des domiciles privés en points relais. Cette pratique, qui permet d’arrondir les fins de mois, séduit particulièrement les travailleurs nocturnes, les télétravailleurs et les personnes restant chez elles. Ces derniers, appelés “Keepers” ou “Welcoeurs”, reçoivent les colis destinés aux habitants du quartier, qui viennent ensuite les récupérer directement chez eux. Avec l’essor du commerce en ligne, cette activité complémentaire trouve un écho favorable auprès de ces profils variés, leur permettant de générer un revenu supplémentaire tout en rendant service à leur communauté.
Welco et Pickme : les plateformes phares du relais de colis entre voisins
Les voisins-relais utilisent principalement deux plateformes pour optimiser leurs revenus : Welco et Pickme. Ces plateformes attirent chaque mois des centaines de personnes, leur permettant de gagner un complément de revenu. Par exemple, Welco, fondée à Lyon en 2019, compte une cinquantaine de “Welcoeurs” actifs à Paris et en petite couronne, réceptionnant environ 1 600 colis par mois. De son côté, Pickme, lancée la même année, revendique 65 000 inscrits en Île-de-France. Ces plateformes nouent des partenariats avec divers transporteurs, offrant ainsi aux relayeurs un rôle clé dans le processus de livraison et de retour des colis.
Salim, Sandra et Chloé : trois Parisiens qui ont fait de leur domicile un point relais
Salim Sabir, croupier de nuit, a trouvé dans cette activité une manière d’égayer ses journées de repos. Il gagne entre 40 et 60 euros par mois en accueillant plus d’une centaine de personnes chez lui pour récupérer leurs colis. Sandra Soares, gardienne d’immeuble près du Louvre, a transformé sa loge en point relais Pickme, doublant ainsi son lot de colis quotidiens et gagnant jusqu’à 200 euros certains mois. Chloé Gérardie, ancienne couturière en reconversion professionnelle, apprécie l’aspect humain de cette activité qui lui permet de gagner environ 60 euros par mois. Malgré quelques inconvénients, comme la gestion des horaires ou l’encombrement occasionnel, tous trois voient dans cette activité une opportunité de rendre service tout en arrondissant leurs fins de mois.
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