Depuis le printemps dernier, les transports en commun d’Île-de-France ont fermé leurs portes aux agresseurs sexuels récidivistes. Cette mesure, proposée par Valérie Pécresse, présidente d’Île-de-France Mobilités et de la région, est entrée en vigueur grâce à la loi Tabarot sur la sécurité dans les transports. Elle permet aux magistrats d’interdire l’accès des transports publics à ceux qui ont commis certains crimes ou délits.
Mais comment cette interdiction est-elle mise en œuvre ? Quels sont les comportements principaux des auteurs d’agressions sexuelles dans les transports en commun ? Et surtout, cette mesure est-elle efficace pour lutter contre ce fléau ? Plongez-vous dans notre article pour découvrir les réponses à ces questions cruciales.
La loi Tabarot : un bouclier contre les agresseurs sexuels dans les transports ?
Initiée par Valérie Pécresse, présidente d’Île-de-France Mobilités et de la région, la proposition d’interdire l’accès des transports aux agresseurs sexuels a été mise en application avec la loi Tabarot sur la sécurité dans les transports au printemps 2025. Cette loi permet aux magistrats d’interdire l’accès aux transports publics aux récidivistes de certains crimes ou délits tels que les violences, agressions sexuelles, exhibitions et harcèlement sexuels, ainsi que certains cas de vols.
En cas de non-respect de cette interdiction, les coupables encourent une peine complémentaire d’interdiction, pour une durée de trois ans maximum, de paraître dans tout ou partie d’un ou de plusieurs réseaux de transport public. Cependant, la mise en œuvre de cette mesure pose problème, notamment en ce qui concerne la vérification des identités lors des contrôles.
Agressions sexuelles dans les transports : quel est l’ampleur du phénomène en Île-de-France ?
Chaque année, environ 1 200 agressions sexuelles dans les transports sont signalées aux forces de l’ordre en Île-de-France. Les femmes représentent 90% des victimes. Plus de la moitié de ces incidents se produisent à Paris, tandis que 10% ont lieu en Seine-Saint-Denis et entre 5 à 6% dans le reste de la petite couronne.
Les auteurs d’agressions sexuelles dans les transports en commun présentent trois comportements principaux : les exhibitionnistes, qui agissent aux heures creuses sur les lignes moins fréquentées ; les “frotteurs”, qui exploitent la densité du flux et la promiscuité dans les transports, représentant 60% des délinquants sexuels ; et les prédateurs sexuels, qui repèrent leur victime, la suivent et dont l’agression s’accompagne de violences physiques.
Les résultats de la lutte contre les agressions sexuelles dans les transports
Depuis le début de l’année, 346 individus ont été arrêtés et placés en garde à vue pour des infractions à caractère sexuel dans les transports. Parmi eux, 83% étaient auteurs d’agression, 16% d’exhibition sexuelle et 1% de viol.
Sur ces 346 personnes, 214 ont été déférées devant un magistrat et 47 incarcérées. Le taux d’élucidation des infractions à caractère sexuel s’établit à 42%, témoignant des efforts déployés pour lutter contre ce fléau.
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